The Cure de Douglas E. Richards (VO)

Résumé (traduction personnelle) : Les psychopathes causent des souffrances indicibles. Si vous avez trouvé le remède pour cette maladie, jusqu’où iriez-vous pour l’utiliser?

Erin Palmer a eu une rencontre dévastatrice avec un psychopathe lorsqu’elle était une enfant. Devenue une étudiante diplômée et une scientifique, elle a consacré sa vie à l’étude de ces monstres. Lorsque ses recherches attirent l’attention de Hugh Raborn, un neuroscientifique brillant qui prétend avoir isolé les gènes responsables de comportements psychopathes, Erin se rend compte qu’il est être possible d’inverser cet état et ainsi restaurer des âmes à des psychopathes. Mais pour ce faire, elle va devoir non seulement agir en dehors de la loi, mais en plus violer ses principes éthiques les plus chers… (résumé raccourci à cause des spoilers)

Avis : Je ne connaissais pas du tout l’auteur Douglas E. Richards et j’avoue que dès le début j’ai été très intriguée par son livre. Cependant je dois dire qu’en ce qui me concerne, le mélange Thriller/SF (ou techno thriller) n’a pas bien fonctionné ici car bien que le sujet fût intéressant, je n’ai pas été totalement emportée par The Cure mais je reviendrai sur ce point plus tard.

La première chose qui m’a gêné et ce dès le départ, c’est le résumé que j’ai trouvé vraiment trop long et qui à mon avis en dévoile trop, rendant ainsi l’histoire assez prévisible, malgré les nombreux rebondissements présents. Alors si vous voulez profiter pleinement de cette lecture, ne lisez pas le résumé en entier sur Goodreads. 😉

Erin est une jeune femme qui vit avec un lourd passé. En effet, toute sa famille a été assassinée sous ses yeux par un psychopathe lorsqu’elle était enfant. Nous assistons à ce terrible événement dans le prologue et je dois dire que j’ai trouvé cette scène assez dure, bien qu’elle soit nécessaire pour comprendre la personnalité de l’héroïne ainsi que ses agissements. Devenue une brillante étudiante et chercheuse, elle consacre sa vie à étudier des psychopathes dans une prison en Arizona. Ses recherches attirent l’attention d’un certain Hugh Raborn, un neuroscientifique travaillant pour un important laboratoire pharmaceutique. Cependant il n’est pas le seul. En effet, d’autres personnes semblent très intéressées par ses découvertes et ainsi elle va se retrouver malgré elle dans une situation qui la dépasse bien plus que tout ce à quoi elle aurait pu imaginer.

Ce qui m’étonne dans ce roman est qu’Erin est vraiment pleine de ressources, au point que ce portrait que l’auteur dresse d’elle n’est pas très crédible. Elle est très belle, très intelligente, a fait de brillantes études scientifiques et elle sait très bien se défendre si jamais elle se fait agresser. Il est vrai que son passé a lourdement influencé son choix de carrière et l’a rendue beaucoup plus forte mais je trouve qu’elle n’a rien d’une scientifique. C’est plutôt une dure à cuire, douée en arts martiaux et en techniques d’auto-défense. Durant pratiquement tout le roman elle me fait plus penser à une héroïne de film d’espionnage ou à une détective privée plutôt qu’à une chercheuse. Au départ c’est une femme déterminée, prête à tout pour aller au bout de ses recherches, puis progressivement elle se remet en question : tout ce qu’elle a entrepris jusqu’à maintenant ainsi que les conséquences qui pourraient en résulter. Puis deux hommes veulent à tout prix mettre la main sur sa découverte. En qui faut-il avoir confiance ? Lequel des deux ment ? Parviendra-t-elle à découvrir la vérité et à distinguer le vrai du faux dans toute cette histoire ?

Le roman est donc divisé en deux grandes parties. La première se focalise sur Erin tandis que la deuxième se concentre davantage sur les autres personnages. On découvre donc certaines choses sur ces derniers ainsi que les tenants et les aboutissants de cette histoire progressivement, à travers des petits flash-backs. J’ai bien aimé la première moitié du roman. C’était vraiment intéressant de découvrir toutes ces choses sur la psychopathie. Le point fort de ce roman est qu’il nous amène à nous interroger sur de nombreuses questions d’ordre éthique ou moral et j’ai trouvé cela vraiment captivant. En revanche j’ai moins apprécié la deuxième moitié du livre, qui prend une tournure différente et s’oriente plus vers la science-fiction. C’est dommage car pendant toute une première moitié, on a un thriller psychologique haletant avec de l’espionnage et des gadgets ultra-modernes et puis tout d’un coup on bascule dans une autre dimension et on se retrouve avec une histoire d’extraterrestres pas très claire. J’ai été déstabilisée par ce brusque changement et j’avoue que j’aurais préféré que l’histoire se cantonne à un seul genre plutôt que de flirter avec les deux. Je pense que j’aurais davantage apprécié ma lecture si ça avait été un thriller à 100% car j’ai eu un peu de mal à accrocher avec toute la partie SF, notamment les explications apportées dans le dernier tiers du livre.

Néanmoins ce fut une lecture agréable et fort intéressante.

3mon pseudo

4 thoughts on “The Cure de Douglas E. Richards (VO)

    • Oui il était intriguant, le sujet était vraiment intéressant et toute la première partie m’a plu. C’est dommage que par la suite ça parte un peu en vrille. :/

    • Tout dépend si tu aimes la science-fiction ou pas, mélangée à un thriller. Ou plutôt un thriller avec en l’occurrence une grosse touche de SF MDR. Moi j’avoue que là ça ne l’a pas trop fait. Pourtant le début était assez sympa, voire même passionnant. Je ne sais pas si les autres « techno-thriller » ont une trame similaire à celui-ci (il paraît que cet auteur est spécialisé dans ce genre de roman et qu’il en a écrit d’autres) mais malheureusement pour le coup la sauce n’a pas pris. :/

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