Guest reviewer: Tempest Rising de Nicole Peeler (VO)


Jane True, Tome 1

Résumé (traduction personnelle) : Jane True vit dans le petit village de Rockabill, dans le Maine et n’est ni banale, ni la personnalité favorite de ses concitoyens. Un jour, sa mère est  apparue, lors d’une grande tempête, nue sur la place du village et a « volé » le plus beau célibataire du village. Puis six ans plus tard, elle a abandonnés père et fille, un soir de tempête. Et comme il n’y a jamais deux sans trois, tout le monde accuse Jane (elle-même y compris) d’être la cause de la mort de son amour d’enfance : Jason… Et si vous ajoutez à cela sa passion quasi compulsive pour les nages nocturnes durant les tempêtes, vous comprendrez pourquoi, à 26 ans, Jane True, est LE sujet favori des mauvaises langues et la cible privilégiée des regards hostiles des bonnes âmes du village…

Néanmoins tout prend un sens quand un jour (enfin une nuit) alors qu’elle nageait tranquillement dans l’océan déchaîné, Jane repêche le corps d’une victime de meurtre. Cette découverte macabre sera le premier pas vers le monde de sa mère qui lui était jusqu’alors inconnu. Un monde où les Selkies, Vampires, Gnomes et des tas d’autres créatures existent… Mais ce monde ne se révèle pas être plus rose que celui des humains, et avant tout, elle devra aider Ryu à trouver pourquoi des demi-sang comme elle, sont retrouvés assassinés un peu partout dans le pays…

Avis : Jane True est une série en six tomes, dont le dernier sortira en Mai 2013. Bon alors évidement ma critique sera fortement influencée par le fait que j’ai déjà lu cinq des tomes et que je suis une fan inconditionnelle de Mme Peeler et de Jane. Mais bon si cela peut aussi vous rassurer, la série ne perd pas en qualité, bien au contraire, avec l’évolution de l’intrigue. Petite digression à propos du sixième (et dernier) livre : l’auteure précise que dès le début, elle ne voyait pas l’histoire de Jane avoir plus de six tomes et aujourd’hui, malgré le succès, elle persiste dans cette idée et donc le sixième tome sera bel et bien le dernier. Et bien que je sois triste de lire le dernier, je suis aussi contente de voir que la série ne s’étirera pas en rajout scénaristiques improbables.
« Fury is the penultimate book of the series, as I always knew I wanted Jane to have six books. My reasons for that are simple: I wanted to end in control of the character and the book, and in a way that satisfied me and, hopefully, my readers. As a reader myself, I remember with love the series that left me wanting more–the ones that ended when I was still involved, still engaged. So that’s how I wanted Jane’s story to be. I wanted to end before I lost the flow of the original idea, or got bored with my own character, or bored my readers. »http://reluctantadults.blogspot.fr/20…

Mais je m’égare, dans ce premier tome nous découvrons une jeune femme ordinaire, rongée par l’abandon de sa mère et la perte de son amour d’enfance, qui découvre soudainement qu’elle n’est qu’à moitié humaine. Si on s’en tenait là, ce serait une série d’Urban Fantasy tout ce qu’il y a de plus normale, mais c’est là que le génie de l’auteure intervient, en transformant une intrigue cousue de fil blanc en une histoire originale (oui, je vous avais prévenu que je manquerais totalement d’objectivité).
Jane mène donc une vie routinière qu’elle partage entre son père (malade du cœur), son boulot dans une librairie (avec deux supers patronnes) et sa culpabilité (entretenue par la population locale et elle-même). Sa vie monotone n’est égayée que par trois passions : la nourriture (et la silhouette rondouillette qui va avec), la lecture et la natation (de nuit dans l’océan glacial… ça commence à être moins banal). Elle a aussi beaucoup d’autodérision, une libido et une vertu qui se chamaillent dans sa tête (les petites conversations qu’elle a avec elle-même sont hilarantes). Pour moi, c’est un personnage très nuancé, dont les réactions sonnent « vraies ». Et pas dans le sens d’Harlequin avec des yeux aux milles nuances, un corps de déesse et un caractère tellement « normal » que s’en est caricatural… Non, Jane, on a l’impression qu’elle existe vraiment et du coup, on voudrait bien la rencontrer !
Bref, revenons à nos moutons. Lors d’une séance de natation, un soir de tempête (oui elle nage vraiment super bien) elle découvre le corps de Peter, un écrivain venu pour trouver l’inspiration dans le calme de Rockabill. Et c’est là que tout se précipite car en effet, le calme Peter est en fait un Halfling, un demi sang qui n’est qu’à moitié humain et a sa grande surprise, Jane découvre qu’elle aussi (sa mère était une selkie, mi- humaine, mi- phoque, d’où sa passion pour la nage de nuit dans l’océan déchainé et glacial). Du coup, comme elle a découvert le corps, Jane doit être interrogée par l’enquêteur envoyé par le « gouvernement surnaturel » : Ryu. Évidement Ryu est incroyablement sexy et ils tombent sous le charme l’un de l’autre. Mais alors qu’ils mènent l’enquête, ils découvrent peu à peu que le meurtre de Peter n’est que la partie émergée de l’iceberg !
J’ai lu beaucoup de critiques où on reproche le manque d’étincelles ou de profondeur entre Jane et Ryu, c’est normal, vous aurez la raison un peu plus tard dans la série (fin du tome 2 si ma mémoire est bonne) et ce serait dommage d’abandonner juste pour ça. J’avoue que l’auteur a pris un risque en n’ayant pas de relation « parfaite et remplie d’amour » dès le premier tome, mais pour moi c’est un réel plus, je trouve beaucoup plus intéressante (et plausible) cette évolution-là. Comme je l’ai dit précédemment, bien qu’ayant un air cousu de fil blanc et donc assez prévisible, l’intrigue est vraiment complexe et se déroule tout au long des tomes, avec beaucoup de surprises et d’éléments inattendus. Enfin, l’évolution de Jane et celle des personnages secondaires n’est pas inintéressante et une fois dedans on ne décroche pas !
En conclusion, c’est un livre que j’ai beaucoup apprécié et que je ne peux que conseiller ! Il m’a fait rire et de plus, il aborde tout un tas de créatures surnaturelles qu’on ne voit habituellement pas d’une manière décalée.
Voilà et pour finir quelques citations :
«  Excepté quand je nage, je suis définitivement faite pour le confort plutôt que pour la vitesse. Je pourrais éventuellement distancer un enfant de trois ans, mais autre chose ? »
Nicole Peeler, Tempest Rising

7 thoughts on “Guest reviewer: Tempest Rising de Nicole Peeler (VO)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *