Interview avec Stephane Soutoul et Concours

Nous sommes très heureuses aujourd’hui de pouvoir accueillir Stephane Soutoul, l’auteur de la série Anges d’Apocalypse, dont le troisième tome vient de sortir aux éditions Rebelle. Nous espérons que vous aimerez cette interview autant que nous. Merci à l’auteur pour ses réponses.

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Bienvenue sur Between Dreams and Reality, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Bonjour à tous les lecteurs de Between Dreams and Reality ! Je m’appelle Stéphane Soutoul et je suis romancier. Mes textes se plaisent à explorer les domaines de l’imaginaire, des sentiments humains ? et de l’aventure sous ses formes les plus diverses. J’ai terminé une trilogie de romans gothique-romantique et je m’attèle actuellement à l’écriture d’une série d’urban fantasy : Anges d’apocalypse. La troisième aventure de Syldia/Sam étant parue au mois de mars, je travaille actuellement sur lequatrième tome de la saga en parallèle d’autres projets.

Quand avez-vous réalisé que vous vouliez devenir écrivain ?

Je me suis laissé prendre au jeu de l’écriture très jeune. Je devais être âgé de 11/12 ans lorsque j’ai commencé à mettre sur papier mes propres histoires et personnages. Cette nécessité quotidienne n’a depuis cessé de croître et de prendre une place importante dans mon existence.

Quand vous avez sorti Le Tourment des Aurores, il y avait encore très peu de fantaisie urbaine française, était-ce un gros challenge ?

Oui, le lancement de ce projet représentait un challenge d’envergure. Durant l’écriture du Tourment des aurores, mon principal objectif tenait à respecter les codes inhérents à la fantaisie urbaine. Il m’importait également d’apporter une touche d’originalité pour un genre qui alimente mes lectures depuis de nombreuses années. J’avais à cœur que l’univers de Syldia et ses sœurs trouve sa propre identité. Je souhaitais aussi que le roman s’adresse aux lecteurs qui aiment ce type de récits plus complexes qu’ils n’y paraissent aux premiers abords. Je suis parvenu à faire abstraction de certaines idées reçues, notamment de la comparaison à laquelle les auteurs francophones sont soumis face aux auteurs anglo-saxons, en m’investissant à fond dans la rédaction du manuscrit et en y puisant un grand plaisir. La francophonie commence à se doter d’excellentes séries en la matière : Rebecca Kean, Maeve Reagan, Félicity Atcock… font office de superbes ambassadrices. Avec Le tourment des aurores, je voulais démontrer qu’il est possible d’apporter une pierre à l’édifice de la fantaisie urbaine, et ce dans la langue de Molière.

Comme on peut souvent le voir, les auteurs de ce genre sont souvent des femmes, cela change-t-il quelque chose ?

Peut-être que mon point de vue sur certains sujets a l’avantage d’apporter de la nouveauté au genre, une façon différented’appréhender la destinée de mes héroïnes avec leurs espoirs et leurs déconvenues. Je dois faire doublement mes preuves en tant que représentant de la gent masculine qui est minoritairement représentée dans la fantaisie urbaine. J’étais conscient de cette réalité dès les premières lignes du Tourment des aurores et du fait qu’aucune critique ne me serait épargnée. Cette pression, car c’est bien de cela dont il s’agit, me pousse à travailler avec une vigilance constante sur les tracas quotidiens de mes héroïnes, mais aussi à aborder avec pudeur et réalisme les émotions qui régissent la vie d’une femme moderne. Fort heureusement, écrire les aventures de Syldia et de Sam se fait le plus naturellement du monde. Les lecteurs et lectrices ont su démontrer une belle ouverture d’esprit en faisant à la série Anges d’apocalypse une petite place dans leurs bibliothèques.

Était-ce difficile de travailler avec une héroïne en tant que personnage principal ?

Très honnêtement, non. Cela permet, bien au contraire, de voir et penser le récit sous un angle différent, ce que je trouve rafraîchissant. Je fais partie des auteurs qui ont la chance de pouvoir changer de peau dans le cadre de l’écriture et de troquer leur identité réelle contre une autre. Que mon roman mette en scène un héros ou une héroïne importe peu : j’éprouve une satisfaction égale à construire sa personnalité en fabriquant de toutes pièces ses sentiments, ses obsessions, ses qualités et ses points faibles. Je veille à ce que la mentalité et les réactions de mes protagonistes soient crédibles autant que possible, afin que les lecteurs et lectrices puissent retrouver une part d’eux-mêmes dans mes histoires et s’y identifier. Petite confidence : quitte à choisir, je préfère mettre en scène une héroïne dans mes histoires.

D’où vous est venue l’idée de créer une double personnalité pour Syldia ?

L’idée du dédoublement de personnalité m’a toujours séduit. J’ai sauté sur l’occasion d’utiliser ce concept en élaborant le personnage de Syldia. Cela m’a enthousiasmé de scinder en deux la vie de mon héroïne en lui permettant d’évoluer avec des identités radicalement différentes. En suivant les aventures nocturnes d’un cavalier de l’apocalypse adulte (Syldia) et d’une simple adolescente en journée (Samantha), j’invite les lecteurs à découvrir les facettes nuancées d’une seule et même âme qui se cherche elle-même. Et puis j’avoue aimer les histoires qui parlent de personnages ayant une vie secrète que leur entourage ne soupçonnerait jamais. Je suis issue d’une génération nourrie à base de pop culture, dont celle des comics qui fourmillent de héros aux doubles identités.

Vu la différence d’âge entre les deux personnes présentées, pensez-vous que l’on puisse qualifier le roman de Young Adult ainsi que de fantaisie urbaine ?

Effectivement, Anges d’apocalypse est une série de fantaisie urbaine qui contient – sciemment et avec parcimonie – des éléments ramenant au Young Adult. Ce métissage est dû au fait qu’en entreprenant l’écriture du Tourment des aurores, je me suis demandé comment réagirait un cavalier de l’apocalypse, puissant et indépendant, s’il venait à se retrouver coincé dans le corps d’une jeune fille de seize tout à fait normale. Une adolescente qui a des parents, va au lycée, se voit soumise aux premiers émois amoureux… La relation de Samantha et Nathan met à jour une forme d’innocence, une légèreté que le personnage aguerri de Syldia n’aurait pas permise. Cette dernière est une femme de six siècles qui jouit d’une grande expérience, mais qui a vu se ternir en chemin pas mal de ses espoirs, de ses promesses d’amour… L’identité de Sam est pour elle comme une bouffée de fraîcheur, une seconde chance qu’elle se voit offrir. J’aime beaucoup jouer avec les contrastes : balloter une âme immortelle entre un corps adulte et adolescent offre de larges perspectives. L’aspect Young Adult de la série m’amène à diversifier les situations et mettre les sentiments au premier plan, tout ceci afin que le lecteur s’attache aux personnages tout en se posant ses propres questions.

Comment vous est venue l’idée d’utiliser les cavaliers de l’apocalypse, personnages qui sont finalement peu utilisés en littérature ?

À l’origine, je souhaitais écrire une histoire qui se centrerait sur un groupe de protagonistes marginaux. Une sorte de famille dont chaque membre possèderait des pouvoirs destructeurs et des personnalités aussi fortes que complémentaires. J’ai toujours été fasciné par le mythe des cavaliers de l’apocalypse et je me suis accordé un vrai plaisir en leur attribuant l’aspect de quatre sœurs qui cohabitent sous le même toit, en partageant une condition pas toujours enviable depuis six siècles. Elles vivent leur nature comme une malédiction et cette condition les rapproche, même si tout est loin d’être rose entre elles et que des frictions surviennent inévitablement au cours de la série…

Pouvez-vous nous présenter en quelques mots la série pour la faire découvrir à nos lecteurs s’ils ne la connaissent pas ?

Le personnage de Syldia, qui incarne le cavalier Famine, est l’héroïne principale de la série Anges d’apocalypse. Suite à la malédiction que lui lancé un ancien amant, son âme migre dès l’aurore vers le corps de Samantha. Cette dernière se présente comme une lycéenne de seize ans qui a des parents, suit un cursus scolaire, rencontre certains problèmes d’intégrations… Alors que Sam met un point d’honneur à faire profile bas en journée, Syldia exerce chaque nuit la profession de garde du corps et va se voir impliquée malgré elle dans un tas d’ennuis. En cours d’histoire Sam va rencontrer un garçon possédé par un démon dont elle se rapproche, tandis que Syldia se voit amenée à côtoyer des hommes dangereux qui ne la laissent pas indifférente. Anges d’apocalypse permet aussi de découvrir les trois autres sœurs de Syldia : Jillian (Pestilence), Raven (Guerre) et Ève (Mort). Chacune d’entre-elles suit son propre parcours en parallèle de la trame principale et réserve des surprises. Anges d’apocalypse, c’est avant tout des rebondissements, des intrigues sentimentales, de l’action… Sans oublier une bonne dose d’humour.

Vous utilisez de nombreuses créatures dans vos romans, est-ce quelque chose de compliqué à gérer ?

Non, inclure un certain nombre de créatures fantastiques ne m’apparaît pas comme une difficulté. Dès lors qu’un personnage a un rôle clairement défini dans l’histoire, il trouve naturellement sa place aux côtés des autres. Le fait de pouvoir jouer avec les contrastes qu’offrent les vampires, les sorciers et toutes les autres espèces surnaturelles s’avère un stimulant hors pair pour l’imagination. J’ai une affection sincère pour les univers cosmopolites dans lesquels ont voit cohabiter une « faune » de personnages tous plus étranges et dangereux les uns que les autres.

Quelle a été la scène la plus difficile à écrire dans la série ?

Probablement le moment où Nathan confie à Samantha les sévices que lui fait subir son père. Le sujet est trop grave pour être traité à la légère, j’ai donc essayé d’employer la plus grande précaution pour l’aborder avec la pudeur qui s’imposait.

Combien comptez-vous écrire de tomes ?

Anges d’apocalypse comptera six tomes au final. L’univers de la série se verra aussi étoffé dans le futur à travers des spin-off qui permettront de mieux connaître les sœurs de Syldia et certains personnages qui gravitent autour d’elles.

Quels auteurs vous ont influencé ? Avez-vous lu un livre dernièrement que vous voudriez partager avec nous ou êtes vous trop occupé à écrire pour lire ?

Laurel K Hamilton est l’un des auteurs qui m’a ouvert des perspectives nouvelles lorsque j’ai lu son œuvre il y a de cela une dizaine d’années. La seconde plume à m’avoir influencé est celle d’Anne Rice, le talent de cette immense dame m’a insufflé le goût de l’écriture ciselée et empreinte d’un minimum de poésie. En ce qui concerne mes lectures, j’essaie toujours de diversifier celles-ci, et ce même en période d’écriture intensive. Je m’octroie en moyenne une ou deux heures quotidiennes pour bouquiner. Au risque de défoncer des portes ouvertes, je me suis dernièrement régalé avec Cherche jeune femme avisée de Sophie Jomain qui nous offre ici une histoire haute en couleurs et riche en émotions. Et je suis plongé actuellement dans Nos étoiles contraires de John Green ainsi que dansle 6e tome de Mercy Thompson. Mais mes trois véritables coups de cœur des derniers mois écoulés sont Les âmes vagabondes, Les lames du Cardinal et la série Rebecca Kean.

Travaillez-vous sur d’autres projets ou est-ce top secret ?

Je n’en ai pas encore parlé officiellement, mais mes journées et soirées d’écriture se consacrent à un roman YA qui me tient particulièrement à cœur. Ce roman faisant la part belle aux sentiments et à l’aventure paraîtra en septembre 2014 chez Rebelle éditions. Il s’agira d’un nouvel ouvrage mettant à l’honneur une jeune sorcière de Salem qui réserve pas mal de surprises. L’origine de ce projet s’explique par le fait qu’un auteur éprouve parfois un réel besoin d’écrire une histoire afin d’en libérer son esprit. J’ai donné la priorité à ce roman malgré un planning d’écriture chargé afin d’assouvir et de partager cette impulsion. Avec la bénédiction de mon éditrice, je prends un énorme plaisir à donner vie aux personnages que les lecteurs découvriront à la rentrée. Ce nouveau roman m’importe d’autant plus que c’est la première fois que j’écris un vrai YA, même si j’ai effleuré le genre avec Anges d’apocalypse. Je suis aussi enthousiaste qu’anxieux à l’idée de cette parution.

Je travaille en parallèle sur le tome 4 d’Anges d’apocalypse qui a pris un peu de retard par la faute du roman YA mentionné plus haut (les fans de Syldia et Sam risquent de m’en vouloir, mais j’espère qu’ils seront indulgents). Je corrige et peaufine aussi une romance respectueuse du genre qui comporte une touche personnelle. Ce projet a exigé un gros investissement d’écriture lors des deux années précédentes. J’avoue qu’il me tarde de pouvoir en dire plus aux lecteurs à son sujet. Pour finir, plusieurs synopsis attendent dans mon tiroir leur tour d’être développés, notamment un projet bit-lit que j’ai mis en pause.

Anges d’Apocalypse, Tome 2.5

Résumé : Certains parlent de solitude et de souffrance morale sans comprendre la portée réelle de ces fléaux. D’autres, les plus concernés, préfèrent taire leur calvaire quotidien, luttant en silence pour ne pas sombrer dans le désespoir. Survivre sans amour : tel est mon cas, telle est ma bataille… Telle est mon éternelle malédiction.

Aux yeux des humains, je suis Ève Colson, une jeune musicienne aux allures d’ange ténébreux. Seules mes trois sœurs savent que j’incarne Mort, le cavalier de l’apocalypse le plus craint dans les croyances. Mes pouvoirs funestes m’interdisent de partager mon cœur et le fardeau qui m’incombe, mais qui sait… Peut-être peuvent-ils provoquer une étincelle de justice dans un monde qui en est cruellement dépourvu.

Merci à l’auteur, vous pouvez gagner 2 exemplaires papiers (édition limitée), signés, de la nouvelle « La Mort qui rôde ». Le concours est international et se termine le 4 Mai.

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58 thoughts on “Interview avec Stephane Soutoul et Concours

  1. Je dois vraiment gagner ce concours ci ^^ déjà que la série principale est quasi introuvable pour moi une édition limitée j’ose même pas espérer je croise donc les doigts très très forts!

    Je dois dire également que savoir que la série comptera 6 livres ( + spin off) me rassure un peu car cela me semble plus accessible pour moi

    un tout tout grand merci pour l’interview très instructive et pour ce fantastique concours

    • Unfortunately no, it’s not in English. It’s the reason why I didn’t translate the whole interviewand the giveaway is international but the book in French. But well if you want to try to read it you can in French… It’s a novella so maybe it’s easier?

  2. Merci les filles pour cette interview une fois de plus passionnante et instructive. Je vais tenter ma chance pour cette nouvelle, vite je croise les doigts!

  3. Bonjour,
    Je tente ma chance avec joie, je croise les doigts car j’aimerais vraiment découvrir ce livre 🙂
    Merci pour ce concours et cette interview très intéressante, bon week-end pascal !!

  4. Bonjour,

    Merci pour cette interview de Stéphane Soutoul :-). J’aimerais découvrir l’univers de Ève Colson. Merci pour le concours & belles fêtes de Pâques. 🙂

  5. Bonsoir !
    Génial l’interview !!! Ahhhhhh, quel concours ♥ Je tente ma chance avec très grand plaisir et je croise les doigts. Un grand merci, bonne soirée 😀

  6. Bonjour ! J’ai vu le lien vers cet article sur la page de Stéphane Soutoul, c’est très chouette de faire gagner ce petit spin-off, surtout pour ceux qui ne pouvaient pas aller au SDL ! Je n’ai pas bien compris le fonctionnement du module de participation mais j’espère que ça ira… En tout cas merci pour ce concours !

    • Il suffit juste de se connecter avec facebook ou une adresse email que l’on utilise pour contacter et de cliquer sur les chances, ça comptabilise et ensuite on fera le tirage au sort

      • bonjour;
        non je n’ai malheureusement rien pu récupérer de cette ancienne adresse…mais bon si les gagnants se sont fait connaitre donc ce n’était pas moi 😉 ravie pour eux.
        cdlt
        stéphanie

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