Je n’aimerai plus de Stephane Soutoul

Résumé : Inconsolable, Solange trouve refuge dans la solitude depuis le décès de son premier amour. Le marquis de Rousserolle souhaite malgré tout que sa fille épouse un aristocrate digne de son rang. Dans l’attente de fiançailles auxquelles elle refuse de se soumettre, Solange est placée sous la protection de Childéric de Frazignac. Dès le premier regard, la jeune femme perçoit le bretteur taciturne comme une atteinte à sa liberté. La guerre ne tarde pourtant pas à s’embraser aux frontières du royaume. Pris dans la tourmente des évènements, Solange et Childéric apprennent à cohabiter, à découvrir leurs blessures mutuelles, leurs espoirs… Se pourrait-il qu’un coeur en deuil finisse par s’éprendre d’une âme torturée, envers et contre tout ?

Avis : Je suis toujours très intriguée par les romans de Stéphane Soutoul et j’avoue que je suis impressionnée de son palmarès de genres différents. Il se tourne aujourd’hui vers la romance historique et grande amatrice du genre, je ne pouvais manquer cela !

Solange n’a jamais réussi à surpasser la mort de son vertueux, l’homme qui était censé la protéger jusqu’à ce qu’elle trouve un mari. Pourtant voilà, entre eux, il y avait plus qu’une simple relation d’amitié et la jeune femme n’arrive pas à reprendre goût à la vie même deux ans après. Elle pensait pouvoir rester tranquille dans sa peine mais c’est sans compter la nouvelle idée de son père. Contre son avis, il lui assigne un nouveau vertueux. La situation ne lui convenant pas, et l’homme refusant tout de suite de partir comme elle le lui demande, elle le déteste au premier regard.

J’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire pendant la première partie. Pourquoi ? Il y a tout d’abord le style qui m’a demandé plusieurs chapitres avant d’y adhérer, mais je dois dire que j’ai eu beaucoup de mal avec Solange. Je comprends qu’elle est triste, je comprends qu’elle a dû traverser des épreuves difficiles mais alors qu’elle peste ! Vraiment une peste ! J’ai détesté son comportement et je ne comprenais pas comment les gens pouvaient la supporter. Mais, son tempérament va évoluer et même si ça ne change pas radicalement c’était tout de même très agréable. Sa sœur Aurore est adorable et j’ai beaucoup aimé sa fraicheur et sa naïveté. Childéric de Frazignac, le vertueux, est aussi un personnage qui m’a beaucoup intriguée. J’avais envie d’en connaitre plus à son sujet, de comprendre son comportement taciturne, son passé que tout le monde croit connaitre. Oui, c’est un personnage très énigmatique.

La relation qu’il a avec Solange, même si elle commence de façon très compliquée devient touchante et c’est grâce à lui que la jeune femme va paraitre plus facile à apprécier. J’ai été d’autant plus curieuse quand les deux se retrouvent à devoir cohabiter seuls au manoir ! Oui, c’est à ne pas manquer !

Tout compte fait c’était une lecture agréable, différente de ce à quoi je m’attendais.

 

Séduction Maudite de Stephane Soutoul

Résumé : Journaliste audacieuse, Gabrielle Colleni ne vit que pour son métier. Jusqu’au jour où sa sœur trouve la mort dans d’étranges circonstances. Qui peut croire qu’il s’agit d’un accident ? Certainement pas celle que tous surnomment « la Fouineuse ».
Et son premier suspect n’est autre que le fiancé de sa cadette : Stanislas de Beaumiracle, riche, beau, célèbre… et malheureux en amour. Bel euphémisme puisque toutes les femmes de sa vie ont été victimes d’un sort funeste.
Si la police n’a jamais rien pu expliquer, la presse à scandales ne se lasse pas du « Séducteur maudit ».
Prête à tout pour découvrir la vérité, Gabrielle va devoir approcher Stanislas, mais aussi Mathis, l’énigmatique frère, tout en évitant les cadavres qui ont la fâcheuse manie de s’accumuler dans l’entourage des Beaumiracle…

Avis : Comme toujours, j’étais très curieuse de découvrir le nouveau roman de Stephane Soutoul. J’aime beaucoup les romances à suspens, j’étais alors contente qu’il se lance dans cette aventure. A l’inverse du livre précédent, on se retrouve dans un schéma un peu plus classique mais toujours très intéressant !

La sœur de Gabrielle Colleni, Laura, est morte après une chute du château des Beaumiracle. Tout le monde pense au suicide mais étant donné que toutes les anciennes petites amies de Stanislas sont décédées, Gabrielle n’y croit pas. Déterminée à comprendre ce qu’il s’est passé, notre héroïne met ses talents de journaliste de terrain en oeuvre et parvient à rentrer au service de cette riche famille en tant qu’assistante de l’ex-amant de sa sœur. De cette manière, elle va rencontrer Mathis le frère de Stanislas, mais aussi Olivia leur cousine et leur grande tante déjantée. Essayant au mieux de dissimuler son identité, Gabrielle va découvrir l’homme superficiel qu’aimait sa sœur et va découvrir une famille qu’elle apprécie beaucoup et notamment Mathis qui l’énerve autant qu’il l’attire.

J’ai passé un très bon moment avec le roman et j’étais vraiment impatiente de découvrir la vérité derrière les meurtres, de comprendre ce qui avait bien pu se passer. J’avoue que finalement je n’avais pas du tout vu venir le retournement de situation à la fin du roman et j’ai été vraiment surprise. J’ai aussi beaucoup apprécié voir Mathis et Gabrielle évoluer ensemble. Leurs joutes sont très drôles et c’est attendrissant de leur voir succomber l’un pour l’autre petit à petit tout en restant tout de même très méfiants. Stanislas est plus compliqué à cerner… c’est un homme qui est épris de l’amour et qui n’arrive pas à laisser son côté séducteur de côté.

Par contre quelque chose m’a un peu dérangée au début de l’histoire. Nous savons que Laura est tombée du toit et que son assassin lui a donné des coups de pieds pour qu’elle lâche prise. La police ne semble pas s’y être intéressée de plus près. Pourtant, j’avoue que je ne comprends pas du tout, surtout qu’elle est loin d’être la première à succomber.  Et quand un autre meurtre se déroule, la police les laisse encore une fois assez tranquilles. Ça me gêne un peu et je n’ai pu qu’y penser jusqu’à la fin.

Malgré ça, comme je le disais j’ai vraiment passé un bon moment et j’ai trouvé que ce détail mis à part, l’auteur avait vraiment bien réussi à me captiver jusqu’à la fin de l’histoire. 

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La Proie du Papillon de Stephane Soutoul

Résumé : « Quand une femme frappe dans le cœur d’une autre, elle manque rarement de trouver l’endroit sensible, et la blessure est incurable. »
Pierre CHODERLOS DE LACLOS

Sulfureux. Indécents. Mortels…
Avez-vous déjà entendu parler des Fils d’Éros ? On prétend à mi-voix que ces professionnels de la séduction joueraient avec les sentiments et bouleverseraient la vie de leurs victimes.
Judith de Ringis est une femme d’affaires aussi douée qu’impitoyable. Pour se débarrasser d’une concurrente gênante, elle requiert les services de l’un de ces mercenaires. Marco, dit le Papillon, s’engage à briser sa proie.
Cependant, manipuler les choses de l’amour n’est jamais simple, surtout quand les plus redoutables prédateurs se révèlent, eux aussi, capables d’émotions…

Avis de Melliane : Stephane Soutoul est un écrivain touche à tout qui s’essaie au cours des années à différents genres et cette fois-ci l’auteur se lance dans un tout nouveau challenge avec un thriller. J’avoue que je ne savais pas à quoi m’attendre en commençant cette histoire mais j’étais curieuse de découvrir ce que l’auteur allait nous présenter.

Je ne m’attendais pas vraiment à tomber dans un roman comme celui-ci… En effet, dès les premières pages, on découvre une héroïne à laquelle on ne s’attend absolument pas, une personne que l’on n’apprécie pas du tout et malgré notre espoir de changement, on comprend très rapidement qu’il n’en sera rien. C’est assez déstabilisant d’avoir un tel personnage, oui parce que ce n’est pas quelqu’un qu’on peut comprendre, ni même apprécier et c’est avec peine que l’on assiste à sa vie, aux conséquences de ses actes et à ses machinations. Mais voilà, Judith de Ringis n’est pas une gentille personne et ceux qui osent se placer sur son chemin, même ses soi-disant amis, peuvent attiser sa rage et doivent s’attendre à des conséquences. C’est d’ailleurs ce que narre ce roman, Judith se trouve avoir une adversaire, une ancienne camarade de classe, qui commence à lui voler de gros projets et à se placer en tant que concurrente sur le marché du travail. Mais voilà, notre héroïne est lasse de tout cela, et elle désire plus que tout que la jeune femme voit sa vie ruinée et même détruite entièrement, quel que soit le coût ! C’est dans ce contexte que Judith approche les Fils d’Éros sur les conseils de son amie un peu nunuche. Ce clan est connu ou plutôt peu connu pour prendre des affaires difficiles et exercer une vengeance pour une cliente pouvant payer leurs services onéreux. Oui, Judith désire que Marco, l’homme qu’elle engage puisse séduire sa rivale et lui porter un coup fatal qui détruira complètement sa vie. Pourtant, il se pourrait que la jeune femme tombe dans son propre piège et se laisse séduire par cet homme qui peut provoquer la perte de n’importe qui. Non, Judith ne s’attendait pas à succomber à son employé et encore moins à le vouloir pour elle seule et pourtant, cela ne changera pas son objectif d’anéantir complètement sa rivale.

Comme je le disais c’est assez compliqué d’apprécier un personnage principal tel que cette femme que l’on déteste. Il n’y a pas une once de gentillesse chez elle et c’est assez difficile à accepter. C’est avec effroi que l’on voit tout ce qu’elle est capable de faire pour réaliser ce qu’elle désire. Pour ce qui est de Marco, c’est assez difficile de statuer à son sujet. C’est un personnage très délicat que l’on a du mal à cerner tout au long de l’histoire. Essaie-t-il d’aider ? L’inverse ? Mais j’avoue que je me doutais un petit peu de la finalité de l’histoire bien que je ne m’attendais pas à cette personne (je suis un peu vague n’est-ce pas ? C’est normal !).

J’ai toujours eu du mal avec les histoires mettant en scène des personnages que l’on déteste et même si j’ai passé un bon moment avec l’histoire aussi, c’était un sentiment assez étrange. Pourtant j’ai trouvé que la fin relevait tout, même si je suis assez surprise des agissements de Judith après avoir été autant maitresse d’elle-même. C’était cependant très bien trouvé et je pense que l’auteur a réussi quelque chose d’unique et intrigant avec ce premier tome dans ce genre. Je suis curieuse d’en lire plus !

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mellianefini

Avis d’Inessa : Après sa série de fantaisie urbaine Anges d’Apocalypse ainsi que son roman jeune adulte Si proche de lui, Stéphane Soutoul nous revient avec son tout nouveau roman : La Proie du Papillon.

Cette fois-ci il s’agit d’un thriller sentimental et je dois avouer que j’ai été dès le départ très intriguée par ce roman. Le livre en lui-même est plutôt alléchant. Paru récemment aux éditions Pygmalion, sa couverture – que je qualifierais de sobre et assez soignée – ajoute encore plus de mystère à ce livre. Et puis, comment résister à cette jolie bague « papillon » filigranée ? L’autre élément qui a attisé ma curiosité est la quatrième de couverture, plus particulièrement cette citation de Choderlos de Laclos qui évidemment fait tout de suite penser aux Liaisons Dangereuses. Il faut dire que cette citation n’est pas là par hasard et après lecture du roman, on constate que celle-ci est parfaitement appropriée et y trouve toute sa portée.

Mais alors, qu’en est-il de l’histoire ? Une femme d’affaires très riche loue les services d’un homme appartenant à une étrange organisation secrète afin qu’il séduise dans un premier temps une de ses concurrentes en affaires, puis qu’il l’amène à sa propre perte, voire même à sa destruction. Sinistre me direz-vous. Eh bien oui, c’est dans cette ambiance on ne peut plus malsaine que le lecteur est plongé tout au long de l’histoire.

Judith de Ringis est une femme effrayante. Sans scrupules ni morale, elle se définit elle-même comme une prédatrice. Cruelle et tyrannique, elle dirige sa société d’une main de fer en terrorisant ses employés. Qui plus est, elle est jalouse de la réussite de sa rivale, qu’elle veut à tout prix mettre à terre. Sa façon d’agir et de penser font vraiment froid dans le dos. Au fil des pages, on suit la détermination de cette femme à vouloir se débarrasser de celle qu’elle considère comme son ennemie. Marco quant à lui, se décrit comme un homme sans attaches. On pourrait penser qu’il ne se soucie pas de ce qui est bien ou mal et ne fait qu’exécuter les contrats que ses clientes lui confient. Cependant il ne faut pas se fier aux apparences car en réalité, la personnalité de Marco semble bien plus complexe et tourmentée qu’elle n’y parait. Expert dans l’art de la séduction, il est néanmoins un homme plutôt discret, mystérieux et qui a une parfaite maîtrise de lui-même.

Tout au long du roman, le lecteur est plongé dans les sombres pensées de Judith et son obsession à vouloir détruire Annie. C’est assez déstabilisant. J’avoue qu’au début, j’ai vraiment eu du mal avec ce personnage. Je n’ai pas beaucoup l’habitude de lire des romans noirs où le personnage principal est détestable au plus haut point et du coup cette atmosphère un peu malsaine m’a quelque peu perturbée. Mais d’un autre côté, je n’ai pas pu lâcher ce livre une seule fois tellement il était haletant et addictif. Non seulement on veut connaître tous les secrets concernant les Fils d’Eros mais en plus, on veut savoir si Judith ira jusqu’au bout ou bien si elle fera machine arrière. Est-ce que Marco ira vraiment jusqu’au bout de sa tâche ou bien aura-t-il des scrupules à le faire ? Avec une héroïne de plus en plus instable psychologiquement et la tension qui devenait de plus en plus pesante, en particulier dans le dernier tiers du livre, j’étais impatiente de connaître le fin mot de l’histoire.

Pour ce qui est de la fin, je dois dire que l’auteur m’a surprise. Même si j’avais quelques petits doutes, j’étais loin de m’imaginer un tel raisonnement pour parvenir à ce dénouement. Stéphane Soutoul avec sa plume fluide, incisive et percutante parvient efficacement à jouer avec les nerfs du lecteur du début jusqu’à la fin, les deux derniers chapitres constituant le point d’orgue de cette histoire ô combien palpitante.

Un bon thriller riche en suspense et émotions.

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Interview: Stephane Soutoul (concours – giveaway)

Bienvenue à Stephane Soutoul, auteur de nombreux romans en France. Nous le remercions pour avoir répondu à nos questions.

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Bienvenue sur Between Dreams and Reality, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Bonjour à toutes et à tous ! Je remercie Between Dreams and Reality de m’accueillir aujourd’hui. Je m’appelle Stéphane Soutoul et je suis romancier. L’univers du livre représente une passion qui m’habite depuis mon plus jeune âge. Si j’ai la chance aujourd’hui de pouvoir coucher sur papier mes propres histoires, je suis également un fervent lecteur qui dévore les ouvrages en provenance de divers horizons.

Vous avez écrit différents genres, est-ce difficile de passer de l’un à l’autre de façon aussi rapide ?

Je pense que la facilité d’un auteur à passer d’un genre à l’autre dépend des individus. Pour ma part, lorsque je m’attèle à un roman s’inscrivant dans une veine que ma plume n’a pas encore exploré, j’ai au préalable l’intuition de pouvoir y apporter quelque chose de personnel. Je ne m’aventure jamais dans un genre qui m’est inconnu ou que je doute de pouvoir apprivoiser. Avant de se lancer dans la rédaction d’une histoire, il faut toujours veiller à ne pas reprendre des écrits qui existent déjà. Cette prudence explique l’intérêt pour un romancier d’avoir lu le plus large panel d’ouvrages appartenant au genre sur lequel il souhaite travailler. En ce qui me concerne, c’est toujours avec beaucoup de plaisir que je plie mon style afin de l’adapter au ton narratif qui convient à un roman. Ce côté caméléon permet de surprendre le lecteur et de renouveler son intérêt. Ensuite, quel que soit le genre, je reste fidèle aux sujets et thèmes qui me touchent.

Vous êtes en train d’écrire le dernier tome des aventures de Syldia et Sam, est-ce difficile de laisser les personnages ici ? Comptez-vous écrire plusieurs spin offs sur les sœurs ?

Mettre un terme à une série qui l’a accompagné durant des années est toujours un pincement au cœur pour un auteur, je ne vous le cache pas. Le phénomène est difficile à expliquer. On peut dire que je noue de réels liens d’affinité avec mes personnages au fur et à mesure que je passe du temps en leur compagnie. Même si les aventures de Syldia/Sam s’achèvent avec le tome 5 d’Anges d’apocalypse (La caresse des aurores), j’ai encore de nombreuses idées pour les autres protagonistes qui gravitent autour du duo principal. Anges d’apocalypse est avant tout un univers. Hélas, pour le moment je me suis pris de passion pour d’autres projets en cours d’écriture. Il n’est toutefois pas impossible que je revienne un jour sur la série pour tisser de nouvelles intrigues avec les sœurs de Syldia.

Comment abordez-vous ce dernier tome ? C’est toujours délicat de terminer une saga telle que celle ci.

Il est effectivement délicat d’aborder le dernier tome d’une série dont la rédaction s’est étalée sur près de quatre années. J’ai veillé à respecter le synopsis établi à l’origine du projet et à inclure tous les éléments scénaristiques que je souhaitais voir prendre vie au sein du roman. Le sens du détail, renforcé par une solide rigueur narrative, est déterminant. Mais surtout, la nécessité que j’ai gardée à l’esprit durant toute l’écriture de La caresse des aurores est de susciter chez le lecteur des émotions bien précises. J’ai aussi veillé à offrir un dénouement digne de la série.

Vous avez aussi écrit il y a peu un livre young adult, pensez-vous revenir au genre bientôt?

Oh oui, j’ai la ferme intention de revenir le plus rapidement possible dans le genre Young Adult. L’aventure de Si proche de lui n’a été que pur plaisir, autant sur le plan créatif qu’au niveau éditorial et partage avec les lecteurs. Ces derniers m’ont chaudement encouragé à récidiver avec un prochain roman, chose qui fait partie de mes projets. Je me sens vraiment bien dans mes baskets avec le genre YA et j’ai un tas d’idées sur lesquelles je brûle d’envie de me pencher. Pour tout vous dire, j’ai d’ores et déjà écrit un synopsis pour un futur one-shot et l’histoire ne demande plus qu’à être écrite. Les thèmes, les personnages et l’ambiance seront différents de Si proche de lui, mais c’est justement cette multitude de possibilité qui s’avère passionnante dans l’écriture.

Votre prochain thriller est annoncé, était-ce un challenge ? C’est quelque chose de totalement différent, comment avez-vous abordé ce genre là ?

Le vrai challenge dans l’élaboration de mon prochain thriller tenait à matérialiser sur le papier la vision la plus exacte possible que j’avais de l’intrigue. La proie du Papillon est un projet qui a exigé une grande minutie à travers le traitement de ses personnages, de son suspense, de son ambiance sensuelle et angoissante… Pourquoi orienter ma plume vers le thriller sentimental ? Parce qu’il s’agit d’un genre que je connais bien en tant que lecteur et cinéphile. Les mots et l’image sont pour moi des éléments indissociables. Cela faisait un certain temps déjà que je mourrais d’envie d’aborder le genre du thriller en y apportant ma touche personnelle et une esthétique visuelle prononcée.

Pouvez-vous d’ailleurs nous en dire un peu plus au sujet de La proie du Papillon ?

La rédaction de La proie du papillon s’est révélée intense à plus d’un titre. Résolument moderne, il s’agit d’un thriller sentimental qui se destine aux amateurs de suspense et de relations empoisonnées. L’histoire parle d’une femme influente qui veut briser sa concurrente et amie par tous les moyens, même les plus immoraux. Elle va pour cela recourir aux services d’un homme aux talents particuliers qui aura pour mission de réaliser ses sombres desseins. Le roman joue avec les différentes nuances qui composent une liaison intime : l’amour, la haine, la jalousie… En découvrant La proie du papillon, les lecteurs se verront immergés dans une histoire où l’art de la séduction revendique un parfum de scandale. Tout en gardant secret les nombreux rebondissements de l’intrigue, je dirais que mon but en écrivant ce roman était de susciter le plus d’émotions possible tout en accélérant le pouls des lecteurs. Le récit met en scène des personnages dangereux, dépourvus de morale, qui évoluent dans les sphères de la haute société New Yorkaise. J’ai tissé un récit au sein duquel des protagonistes glamour s’adonnent aux plus venimeux des complots. Autant dire que la manipulation affective se trouvera au cœur du sujet. L’ambiance du roman sera donc sulfureuse à souhait, pour ne pas dire indécente, et jamais la mort n’aura arboré un visage aussi charmeur. La proie du papillon paraîtra courant février 2016 aux éditions Pygmalion (Flammarion). Je ferai prochainement une présentation plus complète du roman.

Avez-vous déjà d’autres projets pour la suite ou est-ce top secret ?

J’ai pris un plaisir si vif en écrivant La proie du papillon que je travaille d’ores et déjà sur un second thriller sentimental. Je me suis réellement entiché pour ce genre en jouant avec ses codes. Pourquoi cette révélation ? Parce que j’adore jouer avec les nerfs des lecteurs et provoquer chez eux un large panel de réactions au fil des pages. L’un des aspects qui m’intéresse le plus dans l’exercice littéraire est d’explorer les facettes les plus sombres, voire inavouables, de la nature humaine. Selon moi, personne n’est tout blanc ou tout noir dans la vie. C’est cette nuance ambiguë qui confère toute sa saveur à une intrigue. J’essaie de proposer un pur divertissement à travers La proie du papillon et mes thrillers à venir, sans jamais m’éloigner des sentiments à fleur de peau et des émotions fortes auxquels j’aspire. Sentiments, sensualité et suspense seront les maîtres mots de mes romans dans les mois à venir. En bref, le frisson sous ses formes les plus diverses.
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Si Proche de Lui de Stephane Soutoul

Résumé : Parfois, il vaudrait mieux réfléchir à deux fois avant d’agir à la légère…

Moi c’est Sonia Moonstar, apprentie sorcière et adepte des galères en tout genre. Suite à une rupture douloureuse, j’ai utilisé la magie pour me transformer en chat. Jolie boulette : une heure sous forme féline aura suffi à faire de moi la victime des pires infortunes ! La bonne nouvelle, c’est qu’un jeune homme est venu m’arracher aux griffes de la rue. La mauvaise, c’est que mon preux chevalier en baskets ne fait qu’un avec le garçon infréquentable que j’ai éconduit au lycée.

Coincée dans la peau d’un chat durant ma convalescence, me voilà contrainte de partager le quotidien de mon hôte qui ignore l’identité réelle de sa nouvelle et malicieuse pensionnaire. Manque de bol, je découvre par la même occasion les dangers qui le guettent…

Et si l’ange gardien de Benjamin avait troqué ses plumes contre une fourrure angora ?

Avis : Stéphane Soutoul se lance avec ce roman dans un tout nouveau genre, celui du Young Adult. J’avoue que je n’ai eu l’occasion de découvrir l’auteur que par sa série urban fantasy Les Anges d’Apocalypse et j’étais curieuse de voir ce que pouvait donner quelque chose de nouveau et c’est vrai que j’ai été conquise par Si Proche de Lui.

On rencontre Sonia dès le début du livre, une jeune sorcière qui passe une très mauvaise journée. Oh oui, parce qu’elle se fait larguer publiquement par son copain pour une autre, elle se fait interdire les vacances à Aspen qu’elle s’était préparée avec sa meilleure amie, elle se fait draguer par le garçon le  plus louche de l’école et elle finit par se transformer en chat pour échapper à tout cela sans se rendre compte que tout cela pourrait être bien plus compliqué que prévu. J’avoue que j’ai été surprise quand Benjamin le garçon dont tout le monde a peur au lycée se présente quelques minutes après la rupture de Sonia pour lui proposer de prendre un verre avec lui. Quelle étrange idée d’essayer de la séduire juste après un moment pareil. Je comprends tout à fait la réaction de la jeune fille par rapport à tout cela. Ce n’était pas vraiment le moment idéal.

J’ai toujours un peu de mal avec les romans mettant en avant des animaux dont la place est importante au cours de l’histoire et j’avais un peu peur de ne pas adhérer à tout cela et pourtant cela n’a pas été le cas. C’était très intéressant de voir benjamin récupérer cette petite chatte et s’en occuper du mieux qu’il pouvait. On découvre que ce jeune homme est bien plus que ce qu’il ne parait être et que sa vie n’a jamais été très simple. Sa réputation est basée sur des rumeurs fausses et c’était touchant d’apprendre à le découvrir et voir tout ce qu’il devait traverser tous les jours pour avancer. Ce n’était pas simple de voir tout cela et c’est vrai que le tout est assez révoltant, mais heureusement, même si Sonia version chat possède un caractère assez trempé, elle fera tout pour l’aider.

C’était une très jolie histoire et j’ai passé un très bon moment avec le tout. J’avoue que j’étais vraiment curieuse de voir comment le tout allait finir et c’est aussi pour cela qu’il était difficile de poser le roman avant de l’avoir fini. C’était très mignon de voir les personnages ensemble et de découvrir qui ils étaient réellement. Leur vie est loin d’être facile et ils ont tous les deux des caractères bien différents mais le tout était vraiment intéressant et je suis contente d’avoir découvert cette histoire.

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mellianefini

Guest post: Stephane Soutoul + Concours/Giveaway

Bienvenue à Stephane Soutoul pour la sortie de son nouveau roman Young Adult : Si Proche de Lui.

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Si proche de lui, dans les coulisses d’un Young Adult.

 

Bonjour à toutes et à tous,

Je tiens en premier lieu à remercier Vanessa et Melliane qui m’ont invité à venir discuter ici de mon prochain roman. C’est toujours un vif plaisir de venir sur Between dreams and reality pour partager mes univers et inspirations littéraires.

Si proche de lui, mon livre à paraître dès octobre 2014 chez Rebelle éditions, est un Young Adult qui met l’accent sur les sentiments, les peurs et les espoirs de ses deux principaux personnages. Sonia Moonstar et Benjamin Rivenord sont des adolescents solitaires que tout oppose et qui représentent un mystère l’un pour l’autre, mais dont les destinées sont promises à se croiser. Soucieux d’implanter cette romance riche en humour et en aventure dans un cadre propice à l’inattendu, mon choix s’est finalement porté sur la ville atypique de Salem. Sonia est une jeune fille de dix-sept ans issue d’une longue lignée de sorcières (d’où mon intérêt pour Salem). Ce coin des Etats-Unis, fort en connotations occultes, m’est ainsi apparu idéal pour développer un récit où la magie et les forces surnaturelles tiennent une place prépondérante.

Pendant toute la rédaction de Si proche de lui, j’avais surtout la volonté d’approfondir le thème des apparences trompeuses en démontrant combien ces dernières peuvent se révéler trompeuses et nuisibles au quotidien. Qui y a-t-il de plus terrible que de passer à côté de l’amour, tout ça parce qu’on a pris pour argent comptant des médisances colportées par des langues de vipères ? Ne jamais se fier aux rumeurs et aux aprioris : tel est aussi le message que j’ai à cœur de diffuser à travers les péripéties de mes deux jeunes protagonistes. La rédaction de ce roman était d’autant plus importante pour moi que je me suis beaucoup attaché à la compagnie de Sonia et Benjamin au fil des mois, tandis que je brodais le canevas d’une romance parsemée d’obstacles et de références à nos amis les chats (les amoureux des félins risquent d’ailleurs de sourire au détour de certaines pages).

Après avoir travaillé les années précédentes sur des romans gothiques et d’Urban Fantasy, j’ai finalement cédé à la tentation d’écrire un récit jeunesse et fun comportant différents niveaux de lecture. J’aime jouer avec les lecteurs pour les inviter à relire mes ouvrages avec un regard plus clairvoyant, afin qu’ils saisissent les subtilités et clins d’œil que je glisse ça et là au gré des paragraphes – j’ai toujours associé l’activité d’écriture avec une certaine idée du jeu et de la malice.

En consacrant mes journées au projet de Si proche de lui, j’ai veillé à ce que mon histoire et son univers puissent s’adresser au plus grand nombre et aux lecteurs de tout horizon, de toutes cultures. Il m’importait tout spécialement d’exprimer des émotions fortes, des valeurs intimes, qui relève une dimension majeure à mes yeux et me pousse à écrire.

Après avoir posé le point final du roman et au cours des nombreuses relectures qui ont suivi, j’ai constaté que j’avais investi une grande part de moi-même dans ce récit qui se veut avant tout distrayant. Sorcellerie, innocence des sentiments et réalité du quotidien se confondent pour former une intrigue que j’ai voulue crédible, émouvante et haute en couleurs.

Je suis d’autant plus heureux et fier de proposer ce roman qu’Alexandra V Bach, l’illustratrice en charge de la couverture, a su capter l’esprit de mon histoire. Sonia et Benjamin ont pris vie grâce à son talent, je suis sincèrement heureux que Si proche de lui se voit doté de ce bel écrin.

Je vous remercie d’avoir pris le temps de parcourir ces quelques confidences et je vous souhaite à tous d’intenses et agréables lectures en cette période de rentrée.

 

Stéphane Soutoul

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Site web : http://stephanesoutoul.blogspot.fr/

Page Faceboook : https://www.facebook.com/page.auteur.stephanesoutoul

Résumé : Parfois, il vaudrait mieux réfléchir à deux fois avant d’agir à la légère…

Moi c’est Sonia Moonstar, apprentie sorcière et adepte des galères en tout genre. Suite à une rupture douloureuse, j’ai utilisé la magie pour me transformer en chat. Jolie boulette : une heure sous forme féline aura suffi à faire de moi la victime des pires infortunes ! La bonne nouvelle, c’est qu’un jeune homme est venu m’arracher aux griffes de la rue. La mauvaise, c’est que mon preux chevalier en baskets ne fait qu’un avec le garçon infréquentable que j’ai éconduit au lycée.

Coincée dans la peau d’un chat durant ma convalescence, me voilà contrainte de partager le quotidien de mon hôte qui ignore l’identité réelle de sa nouvelle et malicieuse pensionnaire. Manque de bol, je découvre par la même occasion les dangers qui le guettent…

Et si l’ange gardien de Benjamin avait troqué ses plumes contre une fourrure angora ?

 

Merci à l’auteur, vous pouvez gagner un exemplaire de Si Proche de Lui. Le concours est international.

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N’hésitez pas à suivre les dates pour plus de concours ici.

Interview avec Stephane Soutoul et Concours

Nous sommes très heureuses aujourd’hui de pouvoir accueillir Stephane Soutoul, l’auteur de la série Anges d’Apocalypse, dont le troisième tome vient de sortir aux éditions Rebelle. Nous espérons que vous aimerez cette interview autant que nous. Merci à l’auteur pour ses réponses.

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Bienvenue sur Between Dreams and Reality, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Bonjour à tous les lecteurs de Between Dreams and Reality ! Je m’appelle Stéphane Soutoul et je suis romancier. Mes textes se plaisent à explorer les domaines de l’imaginaire, des sentiments humains ? et de l’aventure sous ses formes les plus diverses. J’ai terminé une trilogie de romans gothique-romantique et je m’attèle actuellement à l’écriture d’une série d’urban fantasy : Anges d’apocalypse. La troisième aventure de Syldia/Sam étant parue au mois de mars, je travaille actuellement sur lequatrième tome de la saga en parallèle d’autres projets.

Quand avez-vous réalisé que vous vouliez devenir écrivain ?

Je me suis laissé prendre au jeu de l’écriture très jeune. Je devais être âgé de 11/12 ans lorsque j’ai commencé à mettre sur papier mes propres histoires et personnages. Cette nécessité quotidienne n’a depuis cessé de croître et de prendre une place importante dans mon existence.

Quand vous avez sorti Le Tourment des Aurores, il y avait encore très peu de fantaisie urbaine française, était-ce un gros challenge ?

Oui, le lancement de ce projet représentait un challenge d’envergure. Durant l’écriture du Tourment des aurores, mon principal objectif tenait à respecter les codes inhérents à la fantaisie urbaine. Il m’importait également d’apporter une touche d’originalité pour un genre qui alimente mes lectures depuis de nombreuses années. J’avais à cœur que l’univers de Syldia et ses sœurs trouve sa propre identité. Je souhaitais aussi que le roman s’adresse aux lecteurs qui aiment ce type de récits plus complexes qu’ils n’y paraissent aux premiers abords. Je suis parvenu à faire abstraction de certaines idées reçues, notamment de la comparaison à laquelle les auteurs francophones sont soumis face aux auteurs anglo-saxons, en m’investissant à fond dans la rédaction du manuscrit et en y puisant un grand plaisir. La francophonie commence à se doter d’excellentes séries en la matière : Rebecca Kean, Maeve Reagan, Félicity Atcock… font office de superbes ambassadrices. Avec Le tourment des aurores, je voulais démontrer qu’il est possible d’apporter une pierre à l’édifice de la fantaisie urbaine, et ce dans la langue de Molière.

Comme on peut souvent le voir, les auteurs de ce genre sont souvent des femmes, cela change-t-il quelque chose ?

Peut-être que mon point de vue sur certains sujets a l’avantage d’apporter de la nouveauté au genre, une façon différented’appréhender la destinée de mes héroïnes avec leurs espoirs et leurs déconvenues. Je dois faire doublement mes preuves en tant que représentant de la gent masculine qui est minoritairement représentée dans la fantaisie urbaine. J’étais conscient de cette réalité dès les premières lignes du Tourment des aurores et du fait qu’aucune critique ne me serait épargnée. Cette pression, car c’est bien de cela dont il s’agit, me pousse à travailler avec une vigilance constante sur les tracas quotidiens de mes héroïnes, mais aussi à aborder avec pudeur et réalisme les émotions qui régissent la vie d’une femme moderne. Fort heureusement, écrire les aventures de Syldia et de Sam se fait le plus naturellement du monde. Les lecteurs et lectrices ont su démontrer une belle ouverture d’esprit en faisant à la série Anges d’apocalypse une petite place dans leurs bibliothèques.

Était-ce difficile de travailler avec une héroïne en tant que personnage principal ?

Très honnêtement, non. Cela permet, bien au contraire, de voir et penser le récit sous un angle différent, ce que je trouve rafraîchissant. Je fais partie des auteurs qui ont la chance de pouvoir changer de peau dans le cadre de l’écriture et de troquer leur identité réelle contre une autre. Que mon roman mette en scène un héros ou une héroïne importe peu : j’éprouve une satisfaction égale à construire sa personnalité en fabriquant de toutes pièces ses sentiments, ses obsessions, ses qualités et ses points faibles. Je veille à ce que la mentalité et les réactions de mes protagonistes soient crédibles autant que possible, afin que les lecteurs et lectrices puissent retrouver une part d’eux-mêmes dans mes histoires et s’y identifier. Petite confidence : quitte à choisir, je préfère mettre en scène une héroïne dans mes histoires.

D’où vous est venue l’idée de créer une double personnalité pour Syldia ?

L’idée du dédoublement de personnalité m’a toujours séduit. J’ai sauté sur l’occasion d’utiliser ce concept en élaborant le personnage de Syldia. Cela m’a enthousiasmé de scinder en deux la vie de mon héroïne en lui permettant d’évoluer avec des identités radicalement différentes. En suivant les aventures nocturnes d’un cavalier de l’apocalypse adulte (Syldia) et d’une simple adolescente en journée (Samantha), j’invite les lecteurs à découvrir les facettes nuancées d’une seule et même âme qui se cherche elle-même. Et puis j’avoue aimer les histoires qui parlent de personnages ayant une vie secrète que leur entourage ne soupçonnerait jamais. Je suis issue d’une génération nourrie à base de pop culture, dont celle des comics qui fourmillent de héros aux doubles identités.

Vu la différence d’âge entre les deux personnes présentées, pensez-vous que l’on puisse qualifier le roman de Young Adult ainsi que de fantaisie urbaine ?

Effectivement, Anges d’apocalypse est une série de fantaisie urbaine qui contient – sciemment et avec parcimonie – des éléments ramenant au Young Adult. Ce métissage est dû au fait qu’en entreprenant l’écriture du Tourment des aurores, je me suis demandé comment réagirait un cavalier de l’apocalypse, puissant et indépendant, s’il venait à se retrouver coincé dans le corps d’une jeune fille de seize tout à fait normale. Une adolescente qui a des parents, va au lycée, se voit soumise aux premiers émois amoureux… La relation de Samantha et Nathan met à jour une forme d’innocence, une légèreté que le personnage aguerri de Syldia n’aurait pas permise. Cette dernière est une femme de six siècles qui jouit d’une grande expérience, mais qui a vu se ternir en chemin pas mal de ses espoirs, de ses promesses d’amour… L’identité de Sam est pour elle comme une bouffée de fraîcheur, une seconde chance qu’elle se voit offrir. J’aime beaucoup jouer avec les contrastes : balloter une âme immortelle entre un corps adulte et adolescent offre de larges perspectives. L’aspect Young Adult de la série m’amène à diversifier les situations et mettre les sentiments au premier plan, tout ceci afin que le lecteur s’attache aux personnages tout en se posant ses propres questions.

Comment vous est venue l’idée d’utiliser les cavaliers de l’apocalypse, personnages qui sont finalement peu utilisés en littérature ?

À l’origine, je souhaitais écrire une histoire qui se centrerait sur un groupe de protagonistes marginaux. Une sorte de famille dont chaque membre possèderait des pouvoirs destructeurs et des personnalités aussi fortes que complémentaires. J’ai toujours été fasciné par le mythe des cavaliers de l’apocalypse et je me suis accordé un vrai plaisir en leur attribuant l’aspect de quatre sœurs qui cohabitent sous le même toit, en partageant une condition pas toujours enviable depuis six siècles. Elles vivent leur nature comme une malédiction et cette condition les rapproche, même si tout est loin d’être rose entre elles et que des frictions surviennent inévitablement au cours de la série…

Pouvez-vous nous présenter en quelques mots la série pour la faire découvrir à nos lecteurs s’ils ne la connaissent pas ?

Le personnage de Syldia, qui incarne le cavalier Famine, est l’héroïne principale de la série Anges d’apocalypse. Suite à la malédiction que lui lancé un ancien amant, son âme migre dès l’aurore vers le corps de Samantha. Cette dernière se présente comme une lycéenne de seize ans qui a des parents, suit un cursus scolaire, rencontre certains problèmes d’intégrations… Alors que Sam met un point d’honneur à faire profile bas en journée, Syldia exerce chaque nuit la profession de garde du corps et va se voir impliquée malgré elle dans un tas d’ennuis. En cours d’histoire Sam va rencontrer un garçon possédé par un démon dont elle se rapproche, tandis que Syldia se voit amenée à côtoyer des hommes dangereux qui ne la laissent pas indifférente. Anges d’apocalypse permet aussi de découvrir les trois autres sœurs de Syldia : Jillian (Pestilence), Raven (Guerre) et Ève (Mort). Chacune d’entre-elles suit son propre parcours en parallèle de la trame principale et réserve des surprises. Anges d’apocalypse, c’est avant tout des rebondissements, des intrigues sentimentales, de l’action… Sans oublier une bonne dose d’humour.

Vous utilisez de nombreuses créatures dans vos romans, est-ce quelque chose de compliqué à gérer ?

Non, inclure un certain nombre de créatures fantastiques ne m’apparaît pas comme une difficulté. Dès lors qu’un personnage a un rôle clairement défini dans l’histoire, il trouve naturellement sa place aux côtés des autres. Le fait de pouvoir jouer avec les contrastes qu’offrent les vampires, les sorciers et toutes les autres espèces surnaturelles s’avère un stimulant hors pair pour l’imagination. J’ai une affection sincère pour les univers cosmopolites dans lesquels ont voit cohabiter une “faune” de personnages tous plus étranges et dangereux les uns que les autres.

Quelle a été la scène la plus difficile à écrire dans la série ?

Probablement le moment où Nathan confie à Samantha les sévices que lui fait subir son père. Le sujet est trop grave pour être traité à la légère, j’ai donc essayé d’employer la plus grande précaution pour l’aborder avec la pudeur qui s’imposait.

Combien comptez-vous écrire de tomes ?

Anges d’apocalypse comptera six tomes au final. L’univers de la série se verra aussi étoffé dans le futur à travers des spin-off qui permettront de mieux connaître les sœurs de Syldia et certains personnages qui gravitent autour d’elles.

Quels auteurs vous ont influencé ? Avez-vous lu un livre dernièrement que vous voudriez partager avec nous ou êtes vous trop occupé à écrire pour lire ?

Laurel K Hamilton est l’un des auteurs qui m’a ouvert des perspectives nouvelles lorsque j’ai lu son œuvre il y a de cela une dizaine d’années. La seconde plume à m’avoir influencé est celle d’Anne Rice, le talent de cette immense dame m’a insufflé le goût de l’écriture ciselée et empreinte d’un minimum de poésie. En ce qui concerne mes lectures, j’essaie toujours de diversifier celles-ci, et ce même en période d’écriture intensive. Je m’octroie en moyenne une ou deux heures quotidiennes pour bouquiner. Au risque de défoncer des portes ouvertes, je me suis dernièrement régalé avec Cherche jeune femme avisée de Sophie Jomain qui nous offre ici une histoire haute en couleurs et riche en émotions. Et je suis plongé actuellement dans Nos étoiles contraires de John Green ainsi que dansle 6e tome de Mercy Thompson. Mais mes trois véritables coups de cœur des derniers mois écoulés sont Les âmes vagabondes, Les lames du Cardinal et la série Rebecca Kean.

Travaillez-vous sur d’autres projets ou est-ce top secret ?

Je n’en ai pas encore parlé officiellement, mais mes journées et soirées d’écriture se consacrent à un roman YA qui me tient particulièrement à cœur. Ce roman faisant la part belle aux sentiments et à l’aventure paraîtra en septembre 2014 chez Rebelle éditions. Il s’agira d’un nouvel ouvrage mettant à l’honneur une jeune sorcière de Salem qui réserve pas mal de surprises. L’origine de ce projet s’explique par le fait qu’un auteur éprouve parfois un réel besoin d’écrire une histoire afin d’en libérer son esprit. J’ai donné la priorité à ce roman malgré un planning d’écriture chargé afin d’assouvir et de partager cette impulsion. Avec la bénédiction de mon éditrice, je prends un énorme plaisir à donner vie aux personnages que les lecteurs découvriront à la rentrée. Ce nouveau roman m’importe d’autant plus que c’est la première fois que j’écris un vrai YA, même si j’ai effleuré le genre avec Anges d’apocalypse. Je suis aussi enthousiaste qu’anxieux à l’idée de cette parution.

Je travaille en parallèle sur le tome 4 d’Anges d’apocalypse qui a pris un peu de retard par la faute du roman YA mentionné plus haut (les fans de Syldia et Sam risquent de m’en vouloir, mais j’espère qu’ils seront indulgents). Je corrige et peaufine aussi une romance respectueuse du genre qui comporte une touche personnelle. Ce projet a exigé un gros investissement d’écriture lors des deux années précédentes. J’avoue qu’il me tarde de pouvoir en dire plus aux lecteurs à son sujet. Pour finir, plusieurs synopsis attendent dans mon tiroir leur tour d’être développés, notamment un projet bit-lit que j’ai mis en pause.

Anges d’Apocalypse, Tome 2.5

Résumé : Certains parlent de solitude et de souffrance morale sans comprendre la portée réelle de ces fléaux. D’autres, les plus concernés, préfèrent taire leur calvaire quotidien, luttant en silence pour ne pas sombrer dans le désespoir. Survivre sans amour : tel est mon cas, telle est ma bataille… Telle est mon éternelle malédiction.

Aux yeux des humains, je suis Ève Colson, une jeune musicienne aux allures d’ange ténébreux. Seules mes trois sœurs savent que j’incarne Mort, le cavalier de l’apocalypse le plus craint dans les croyances. Mes pouvoirs funestes m’interdisent de partager mon cœur et le fardeau qui m’incombe, mais qui sait… Peut-être peuvent-ils provoquer une étincelle de justice dans un monde qui en est cruellement dépourvu.

Merci à l’auteur, vous pouvez gagner 2 exemplaires papiers (édition limitée), signés, de la nouvelle “La Mort qui rôde”. Le concours est international et se termine le 4 Mai.

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