Ça de Stephen King

Résumé : Enfants, dans leur petite ville de Derry, Ben, Eddie, Richie et la petite bande du « Club des ratés », comme ils se désignaient, ont été confrontés à l’horreur absolue : ça, cette chose épouvantable, tapie dans les égouts et capable de déchiqueter vif un garçonnet de six ans…
Vingt-sept ans plus tard, l’appel de l’un d’entre eux les réunit sur les lieux de leur enfance. Car l’horreur, de nouveau, se déchaîne, comme si elle devait de façon cyclique et régulière frapper la petite cité.
Entre le passé et le présent, l’enfance et l’âge adulte, l’oubli des terreurs et leur insoutenable retour, l’auteur de Sac d’os nous convie à un fascinant voyage vers le Mal, avec une de ses œuvres les plus amples et les plus fortes.

Avis : Je n’ai jamais beaucoup aimé les clowns. Lorsque j’étais enfant, ils faisaient rire la plupart de mes camarades, mais pas moi. Je ne les ai jamais trouvés drôles. Je crois que je sais pourquoi maintenant.

Et puis, jamais plus je ne regarderai une bouche d’égout de la même façon. Jamais. Je crois même que la prochaine fois que mes pas croiseront l’une d’entre elles, je vais changer de trottoir. Sait-on jamais.

C’est ça, l’effet « Ça »…

Stephen King a un don, celui de susciter la peur à partir de situations qui, chez d’autres, frôleraient le ridicule. Une voix qui sort d’une bouche d’égout ? Des ballons dans un tunnel ? Laissez-moi rire ! Pardon… Laissez-moi claquer des dents, et pas parce que j’ai froid…

L’on retrouve la petite ville de Derry dans lequel habite Bill, qui vient de perdre son frère de façon inexplicable. Il n’est pas le seul à avoir subi des faits de ce genre : disparition, noyade… Derry semble atteinte par un mal sur lequel personne ne met de visage. Les années passent, 27 pour être précise, et Ça revient, Ça sur lequel on ne peut pas mettre de nom ni de visage, sauf ceux de l’horreur.

Si je vous dis que je suis une chochotte, vous comprendrez que « Ça » a eu sur moi le même effet que le meilleur des films d’horreur. J’ai réuni tous mes chats pour dormir avec moi la nuit et me protéger, et j’ai même repris une peluche, au cas où l’un d’entre eux n’ait eu la brillante idée de déserter. Et pourtant, « Ça », ce n’est pas uniquement le récit de l’horreur. C’est aussi celui du quotidien, des questions, de ces portraits que l’auteur tisse et qui sont un véritable reflet de la société de Derry. Mais il suffit de quelques pages pour que tout bascule, et la plume de l’auteur, bien plus élaborée que dans mes souvenirs, a réussi à me faire basculer à chaque fois.

Inutile de tourner autour du pot : ai-je aimé ? Oui !

Lirai-je de nouveau un Stephen King ? Oui !

Irai-je voir le film au cinéma ? Euh, joker ! Rappelez-vous, je suis une chochotte.

Serai-je de nouveau capable de fouler une bouche d’égout ? Pas sûre !

Celine

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